Interview de Thierry GOURLOT en vidéo sur le site de l'Est Républicain.


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Article du Journal Vosges-Matin du 2 Janvier 2010.

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Le FN vise au moins 17 %

La tête de liste Front national aux prochaines élections régionales, Thierry Gourlot, était l’invité, hier, de l’émission La voix est libre, sur France 3. Le conseiller régional a regretté les violences survenues à Woippy, après la mort d’un jeune homme à la suite d’un «banal contrôle d’identité ». Il voit dans les feux de voitures et les dégradations «des gens venus d’ailleurs pour tester la police », pas une manifestation de colère. «Je connais le professionnalisme des policiers municipaux de Woippy », a poursuivi Thierry Gourlot, qui considère que ce drame est une conséquence de la politique d’immigration et de l’apparition de ghettos, comme à Woippy. Mais il ignore s’il y aura «une exploitation politique ».
La tête de liste a considéré que le FN était le « premier parti ouvrier de France », «le syndicat des Français ». Pour protéger l’emploi, il prône la fermeture des frontières pour éviter les délocalisations. La politique menée par le président du conseil régional, Jean-Pierre Masseret, relève selon lui du «saupoudrage permanent de la misère », sauf dans les transports où il a concédé que ce que fait la majorité de gauche «aurait été aussi notre politique ».
Lors du prochain scrutin, en mars, Thierry Gourlot veut faire au moins aussi bien qu’en 2004, avec17 % des voix, écartant des inquiétudes à la suite du mauvais score du FN aux dernières européennes. « Jean-Pierre Masseret ne pourra pas faire ce qu’il veut avec des élus Front national pour surveiller sa politique », prévient Thierry Gourlot, qui n’envisage pas que sa liste soit en dessous de 10 %, pourcentage nécessaire pour se maintenir au second tour. Source : Le Républicain Lorrain du 24 Janvier 2010.

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Woippy : la charge de Gourlot

NANCY._ Invité de l'émission « La voix est libre » sur France 3 hier en fin de matinée, Thierry Gourlot, président du groupe Front national au conseil régional, a livré son analyse sur les événements dramatiques de Woippy : « Depuis Villiers-le-Bel, rien n'a changé sous Sarkozy. Un simple contrôle d'identité a dégénéré » a déclaré celui qui est aussi chef de file FN pour les prochaines régionales. Il a invoqué « le comportement suicidaire de la part de jeunes. La police n'a fait que son devoir. J'ai confiance dans le professionnalisme de la police de Woippy » a-t-il ajouté. Il impute la responsabilité de la situation au député-maire UMP, François Grosdidier, qui va « de concession en concession ». « Pour moi, UMP et PS, c'est blanc bonnet et bonnet blanc », a complété Thierry Gourlot. Interrogé sur le voile intégral, le responsable FN estime qu'une loi n'est pas nécessaire : « Il suffit de faire appliquer les règlements de police qui existent ». Thierry Gourlot dénonce « la politique de saupoudrage » de Jean-Pierre Masseret, mais lui apporte néanmoins son soutien sur la politique des transports, en particulier le TER. L'élu FN espère atteindre le score de 17% enregistré en 2004 voire plus. Et refuse d'envisager l'hypothèse de ne pas atteindre les 10%, ce qui priverait l'extrême-droite du second tour et donc d'élus au conseil régional. Source : L'Est-Républicain du 24/01/2010.

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FN REPART AU FRONT

Emmenée par le Mosellan Thierry Gourlot, la liste régionale du FN promet de mener la vie dure à la majorité sortante.
Fils, petit-fils, arrière-petit-fils et frère de cheminot, il exerce lui-même la profession d’agent de maîtrise à la SNCF. En dépit d’un tel ancrage, Thierry Gourlot a quelque chose d’insaisissable. En témoigne le CV du patron régional du FN. L’inventaire de ses faits d’armes révèle, au détour d’une longue liste de médailles, son goût pour la poésie, avec trois ouvrages écrits à ce jour.

Aux antipodes de ce répertoire, l’intéressé a déroulé, hier à Metz, son plan de campagne pour les régionales. Parmi les sept sortants FN de l’hémicycle messin, Jean-Luc Manoury conduira la section départementale en Meurthe-et-Moselle. Deux nouvelles têtes s’imposent en Meuse et dans les Vosges, avec respectivement Christiane Buttier, assistante maternelle à la retraite, et Jean-François Jalkh, journaliste, ancien député de Seine-et-Marne (1986-1988). Lequel débarque au profit d’un parachutage. A contrario, le sortant Bruno Bilde, directeur de cabinet de Marine le Pen, quitte la Meuse pour Hénin-Beaumont, en pariant sur son implantation dans la région Nord, aux côtés de la fille du chef.

Ambition

En totalisant 17,27 % des suffrages au second tour de 2004, le parti frontiste s’était imposé comme le troisième groupe politique, au sein du conseil régional de Lorraine. Mais l’épreuve d’opposant marginalisé a eu raison de la belle unité. Deux des neuf élus ont rompu avec le FN : François Ferrier et Jean-Philippe Wagner ne repartiront pas cette fois dans le giron du parti. «Même dans les meilleures bouteilles il y a du déchet», grince en retour Gourlot. Quant à Jean-François Jalkh ¬ l'«ami de trente ans » ¬, qui s’auto-bombarde «spécialiste de la question électorale», il préfère dissuader toute concurrence à l’extrême-droite : «Nous regarderons de très près les financements», menace-t-il.

Affichant pour mars «une grande ambition» et convaincu de faire au moins aussi bien qu’en 2004, Thierry Gourlot promet quelques surprises. Notamment le ralliement d’anciens MNR. Il faut dire qu’en pleine tourmente financière, et après l’échec des européennes, le FN aura bien besoin d’un succès pour reprendre des couleurs. Gourlot confesse avoir emprunté à titre personnel 210 000 € pour assurer le financement de la campagne en Lorraine. Côté argumentaire, le discours, lui, est intact. Feu à gauche, contre la majorité sortante de Jean-Pierre Masseret. Accusée qu’elle est d’avoir tout à la fois précipité le chômage, plombé le pouvoir d’achat des Lorrains, à travers la hausse des impôts, et creusé le déficit via l’emprunt. Pilonnage aussi contre l’UMP, taxée de complicité passive. «Sarkozy veut nationaliser la campagne. Il va trouver à qui parler», réplique Gourlot, bien décidé à faire feu de tout bois.

Source : Le Républicain Lorrain du 10/12/2009

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Le FN en « poil à gratter »

Aux régionales 2010, Thierry Gourlot se fixe sur les 17,5 % obtenus en 2004.

METZ. - Il plane sur le sort de ce parti une interrogation majeure. Quel poids pèse exactement le Front National en Lorraine et ailleurs ? Étape intermédiaire entre les deux présidentielles, l'élection régionale 2010 se chargera de lever le voile sur la frange d'électorat en passe de « rentrer dans le rang ». Car« si les Français ont été dupés une fois par Nicolas Sarkozy en 2007, ils ne se feront pas surprendre à nouveau », assure Thierry Gourlot. A en croire la tête de liste du FN, la prochaine échéance électorale pourrait marquer le « retour au premier plan du FN », dit-il, fixant les 152.660 voix (17,59 %) récoltées au premier tour en 2004 comme un axe crédible d'objectif pour mars 2010. Sur neuf élus, deux ont quitté les rangs au fil de la route mais le FN « n'en reste pas moins la troisième force politique en Lorraine ».
Outre les traditionnels thèmes d'extrême droite, l'une des affiches pointe sur fond rouge qu' « avec Sarko rien n'a changé », Sarkozy « l'apôtre du métissage », l'homme qui opte pour la « préférence étrangère. Il a mis l'État à la botte de l'UMP et entend donner à ce vote une couleur de test national, ça tombe bien nous sommes prêts » martèle le Mosellan Thierry Gourlot.

Pour les chefs de file départementaux qui, à ses côtés, dirigeront la manoeuvre en Meuse (Christiane Buttier), Meurthe-et-Moselle (Jean-Luc Manoury), Vosges (Jean-François Jalkh), les thématiques ne varient pas d'un iota avec celles d'hier. Et de gauche à droite, tout le monde en prend pour son grade. Y compris au sein de l'assemblée lorraine où, selon cet agent de maîtrise SNCF de 50 ans, d'un camp à l'autre c'est bonnet blanc et blanc bonnet.
« Les khmers verts »

« Dans les commissions permanentes (NDLR : à huis clos), l'UMP va dans le sens de la majorité, et a beau jeu ensuite de s'en prendre à la tribune aux socialistes. On les voit même dénoncer des subventions qu'ils ont votées ! » D'autant, rappelle la tête de liste FN que les « porteurs d'eau de Masseret » représentent un gouvernement qui s'il dénonce les hausses d'impôt, a largement transféré ses compétences - et donc les charges - vers les régions. « Notre ennemi sera l'abstention » prévient Jean-Luc Manoury. Le développement durable ? « Dommage qu'il s'agisse d'un thème repris par les khmers verts, mais oui j'y suis favorable, bien sûr... », relaie Gourlot, qui promet d'être le « poil à gratter » de la prochaine assemblée.

Source : L'EST REPUBLICAIN du 10/12/2009